Le Lokal Matos



okok.jpg



























Parle au Lokal Matos

Parce que le Lokal Matos est avant tout un journal qui vous servira à emballer votre poisson, commandez les numéros en écrivant à :

lelokalmatos@hotmail.fr



Jeudi 1 juin 2006

« Le Capitalisme n’existe plus depuis bientôt 150 ans ».   C’est ce qu’a déclaré très récemment Robert Nuscar, président de la Faculté d’Imagination, en voyage à Bruxelles. Révélant ainsi l’un des secrets historiques les plus scellés, il justifia sa décision en disant qu’après tout, on ne le croirait sûrement pas. C’est sûr, la nouvelle dérange. Le président a ensuite expliqué de quelle manière tous les pays du monde s’étaient ligués autour de ce secret :  « Les Révolutions qui ont éclaté de la fin du XIXème siècle jusqu’aux plus récentes ont toutes marché. Arrivés au pouvoir, les Révolutionnaires ne [...]
Jeudi 1 juin 2006

J'ai entendu Dylan dire récemment qu'il ne savait comment il avait réussi à écrire les chansons de sa jeunesse, qu'il en serait incapable aujourd'hui. Il y a chez lui un Rimbaud ou plutôt les marques d’un Rimbaud à ses vingt ans, comme si son âme l'avait quitté et que son empreinte le maintenait en vie. Cette réflexion m'est venue comme ça, de je ne sais où, alors qu'en ce début de mondial, je faisais le constat absurde que la France aussi serait incapable de retrouver le goût du ballon, les éclats artistiques, le talent de son jeu passé. Il est de ces hommes étranges qui traversent les époques. Ils sont encore vivants et pourtant nous adulons [...]
Samedi 1 avril 2006

Tandis que le Lokal Matos remontre le bout de son nez, gelé après les frimas de l’hiver, certains excités, jeunes ou pas, sortent et manifestent dans la rue. Sous la pluie et contre le Contrat Première Embauche. Contrat Précarité Exclusion, Cadeau Pour Exploiteur, Chair fraîche Pour Egorgeur,  Cirque Pré Elyséen… Ces nouveaux prénoms de baptême dénoncent, à juste titre, le caractère ô combien précaire de ce nouveau type de contrat et l’entorse manifeste au code du travail que constitue cette fameuse période d’essai de deux ans. Durée pendant laquelle le jeune damoiseau ou la fraîche jouvencelle, de moins de 26 ans, pourra voir son contrat [...]
Samedi 1 avril 2006

«… Ay que dia tan triste en Madrid ! Pardon à Lorca, Machado, Hernandez   « De ne pas les avoir fait lire à mes enfants, Pardon du peu que les mots disent à moitié   « Et souvent ne savent pas, Mais s’il vous plait, pardon… (1)   Jean Paul Sartre racontait qu’il cessa de croire en Dieu par un après-midi ordinaire, en attendant le bus, sur un trottoir de la Rochelle où il était professeur de philosophie. Ensuite, il n’y pensa plus jamais. Moi, je n’ai rien à raconter sur le sujet car je n’ai pas le moindre souvenir d’avoir un jour cru en Dieu. Dans mon enfance, ce [...]
Samedi 1 avril 2006

Il est de ces pays usés par le temps où il semblerait que la vie s’est arrêtée, une longue nuit d’hiver. Le temps n’y a plus d’importance, je crois d’ailleurs qu’il n’en a jamais eu sur ces terres. Mais dessous, dessous… Il est de cette époque vidée de tout espoir, comme hantée par le renoncement. On n’attend plus rien du lendemain ; on travaille alors la terre dans l’espoir d’y voir fleurir un peu de vie, un peu d’espoir, mais rien ne pousse sur ces terres. Mais dessous, dessous… Il est de ces hommes rongés d’avoir trop cru que toute souffrance n’était pas vaine, qu’un jour viendrait où…Mais rien n’arrive sur ces terres. Mais dessous, dessous… [...]
Samedi 1 avril 2006

A l’heure où se fraye l’idée d’un Service civique obligatoire, nombreux sommes-nous à nous demander, perplexes, combien de nos concitoyens investissent vraiment les mots : « un autre monde est possible ». Nous nous plaignons sans cesse de l’apathie ambiante et du manque d’engagement, du peu d’intérêt portés par nos contemporains à la chose publique. Ils ne vont plus voter, fuient tout débat à connotation politique, et s’en lavent franchement les mains. Nous les accusons d’être engourdis par leurs préoccupations individuelles, d’être fatalistes voire même cyniques devant des faits d’actualité trop souvent désespérants, assurant qu’il n’y a plus rien à [...]
Samedi 1 avril 2006

Avec un manque total de discrétion et un faux air innocent, une dame atteignant la soixantaine vint se glisser précisément devant moi pour se placer en bonne position au plus près de la caisse enregistreuse. Une seconde d’observation me suffit à supposer qu’elle n’était ni invalide, ni gâteuse mais que j’étais vraisemblablement en présence d’une de ces personnes lourdement atteintes par le syndrome si répandu du « je-m’impose-aux-autres », blindé dans le cas présent d’un « je-vous-emmerde » profond. « AAAAAAHHHH ! », pensai-je en tenant mes deux boîtes de brownies. Allez, j’avoue qu’au plus profond de moi, l’envie de lui [...]
Samedi 1 avril 2006

Un vendredi de fin d’hiver, vers midi, tu attendais au bord de la route, dans un coin de la banlieue toulousaine. De loin, on ne remarquait rien, sauf le pouce levé. J’étais bien luné, j’ai ralenti et ouvert la vitre de la bagnole. Tu allais à la gare. Évidemment, quand je t’ai vue de plus près, je me suis demandé si j’avais eu raison de m’arrêter. Un peu plus large que longue, tu devais avoir la quarantaine bien sonnée et un maquillage horrible te défigurait entièrement. Du rose, du rouge, du jaune, l’arc-en- ciel qui donne envie de vomir. Bon, en plus, tu arborais un décolleté plus que plongeant et une coiffure à couettes plus que ridicule. Avec pour [...]
Samedi 1 avril 2006

En se levant ce matin-là, Summus sentait dans le déroulement normal du jour (l’alliage des oiseaux, des bruits de la route et de la lumière) un changement comme dans le reste de ce qui avait survécu à la nuit (la cime des arbres, la noirceur crépitante du sommeil) qui changea dès l’aurore. Pourtant, le soleil flou qui s’inscrivait lentement sur la vitre était le même qu’à l’habitude. Le réveil de Summus n’avait pas différé de celui des autres jours. L’ombre et le lait qui l’attendaient dans le parfum de la cuisine étaient bien là, renouvelés. La porte de sa chambre, les veines de ses mains dans l’escalier, le souvenir de la nuit calme, colorée dans l’ampoule [...]
Samedi 1 avril 2006

Ah les collègues, le sport a bien changé. Croyez-en mon expérience : c’est plus c’que c’était ! J’vous l’dits les jeunes : nos aïeuls resplendissaient de bravoure. Guerriers sur le terrain ou aventuriers dans la pente, ils étaient des vrais gentlemans à l’extérieur. Belle chose était d’inscrire son nom sur le trophée. Après le saint appât de victoire venait l’heure de la récompense. Aujourd’hui c’est appât du gain et la récompense s’est transformée en butin. Le bout de métal qui a fait le bonheur de nos  grands-pères n’est bon que pour les photos. D’mon temps ils tapaient le cuivre avec fougue, la balle avec finesse, [...]
Samedi 1 avril 2006

S’il existe cinq mille façons de punir l’insolence d’un adolescent granuleux et cent trente quatre châtiments plus cocasses les uns que les autres pour plonger leur sujet dans le désarroi existentiel, le philosophe Platon n’en trouva aucun pour occuper l’étudiant  qui s’était rendu à son cours de Socratisme avec pour seul matériel scolaire : trois chiens, quatre esclaves et deux maîtresses. Le plus choquant est qu’il leur avait donné un prénom romain et une posture idéale. Platon pensa aux pieux saillants qui pourraient bientôt percer une tendre poitrine mais se dit que le résultat serait trop simple à analyser pour ses camarades. Il regarda, [...]
Samedi 1 avril 2006

Le monde vibre, le vent de la colère souffle et je n’ai pas rentré mon linge.   « Douce France, cher pays des remontrances »  Un temps agréable pour la saison ; la CFDT défilera aux côtés du MEDEF contre Dominique de Villepin qui court-circuite les accords tacites entre les jaunes et le patronat, en jouant de l’article 49.3. Attention tout de même aux perturbations passagères sur l’éthique militante et aux violents orages sur la majeure partie de la démocratie. Un peu partout dans nos campagnes, des manifestations spontanées des collectifs des éleveurs de vaches paralysent la France, en réponse à la [...]
Samedi 1 avril 2006

Alors que le printemps pointe le bout de son nez et que les militants bourgeonnent dans les rues, quelle sera la bande-son de la révolte cette saison et sur quels autres tubes partisans marcheront les travailleurs de demain ? Alors que le CPE est adopté sans vote de l’assemblée, il est d’autres lois à qui l’on mène la vie dure. Voilà l’injustice de notre législation. En effet, toutes les lois ne se valent pas et n’ont pas le privilège de l’article 49-3 ; notre pays souffre d’inégalité et de précarité jusque dans son système législatif. Pendant que la rue gronde, que le peuple se soulève, une profession disparaît dans le silence et l’ignorance totale. [...]
Samedi 1 avril 2006

Cette chanteuse grecque avait plutôt l’habitude de mettre en musique les poètes de son pays. Cette fois, les connaisseurs ont été surpris : Angélique Ionatos décide de chanter les textes de Frida Kahlo. Sur une orchestration très riche (contrebasse, percussions, tuba, guitare…) qui change de sa simple guitare, Angélique Ionatos pose sa voix grave et emportée. Les textes de la célèbre peintre mexicaine sont empreints de violence envers l’être aimé et c’est cette morbidité fragile qu’une voix humaine et féminine retranscrit : « Oscuridad en el dia Las noches no las vivia. !Te estàs matando ! Com el cuchillo [...]
Samedi 1 avril 2006

Parfois, la fatigue aidant, on se prend à se laisser aller, à s’asseoir et à regarder la vie passer ... Il n’y a rien de mal à cela, au contraire... Encore faut-il garder un peu d’énergie pour maintenir notre esprit critique en éveil, car, parfois, de notre lassitude, certains aiment bien se jouer. L’exemple le plus flagrant, c’est le matin où, dans un état proche du sommeil, vous marchez machinalement vers une bouche de métro... Et c’est là qu’ils vous attendent car votre main encore anesthésiée par la chaleur de votre lit se saisit nonchalamment du papier-journal que l’on vous tend. Au début, ça vous avait surpris puis vous avez compris que vos vingt [...]

Cadavres exquis

Points de vente



Toulouse (31)
Aux Musicophages
6 rue de la bourse

Friture
22 place du Salin


Marseille (13)
L'Auberg'in
25 rue Chevalier Roze

Tarbes - Ibos (64)
Espace Culturel du Méridien
Route de Pau

Sarrant (32)
Librairie Des Livres et Vous
Place de l'église

Montauban (82)
Baux Livres
7 place Nationale

Belfort (90)
Le Pochon Magique
22 rue de Brasse






 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus