"- Il est pas un peu con lui ?
- Si, si, il est socialiste.
- Ah bon...
- Il a pas la lumière à tous les étages."
Voilà bien belle expression populaire qui a su au fil des années garder son mystère le plus authentique : ne pas avoir la lumière à tous les étages… Mais connaissons-nous l’origine de cette expression,qui sous des dehors sarcastiques, est bouleversante de vérité ?
Il faut remonter à la préhistoire, pour retrouver nos amis cénobites, qui forts d’une sagesse infinie, nous donnent leur éclairage sur une actualité brûlante :
Au temps des cavernes et des barbes épaisses, l’Homme découvre le feu, qui contrairement à ce que l’on pense, lui donne l’intelligence et le discernement nécessaire pour différencier un tartare de mammouth d’une tranche de bison bien cuite. C’est ainsi que l’homo sapiens traverse les continents avec cette flamme, pour transmettre sa découverte : on peut réfléchir sans se brûler. La flamme attise le feu de l’intelligence. C’est grandiose…
Et ce fut tout naturellement que les gentils organisateurs des Jeux Olympiques choisirent ce symbole pour transformer des simples jeux du cirque en une manifestation pour l’émancipation des peuples. Alors quoi de plus normal qu’en 2008 la flamme arrive à Pékin, pour remettre la lumière à tous les étages. Évidemment, il y a toujours des nihilistes qui cherchent à éteindre cette flamme démocratique pour empêcher la Chine de vivre comme nos pays où il fait si bon vivre... Et c’est bien dommage. Dieu merci, les cénobites tranquilles veillent.
Réjouissons-nous ! La Chine va montrer au monde qu’elle n’est pas une dictature sanguinaire mais bel et bien une dictature à visage humain, où l’on peut dire en toute liberté que le président est formidable et généreux.
Vive les J.O., vive la Chine et vive la liberté bien sûr.
Extrait du Lokal Matos 9